• Kevin Le Nouail

Patrimoine d’un adulte handicapé : comment le valoriser en conservant la protection nécessaire ?

Mis à jour : mai 3

On aurait tort de considérer que le patrimoine d’un adulte handicapé ne peut être valorisé et bénéficier des mêmes stratégies professionnelles de rendement qu’un patrimoine classique. La difficulté de décision réside régulièrement dans la compatibilité avec les revenus classiques et les aides versées, pourtant possible dans le cadre d’une gestion sur-mesure.


Les aides versées aux adultes handicapés peuvent être soumises aux conditions de revenus. Dès lors, une interrogation classique avant d’investir son patrimoine est celle de l’impact des placements sur les aides. Les principales que nous retenons – cf. infra - sont l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).



Le placement de tout ou partie d’un patrimoine peut déclencher des revenus du capital et une fiscalité attenante dès lors que des plus-values sont matérialisées. Le choix de l’enveloppe d’investissement est alors primordial puisque certaines permettent de réconcilier rendement affiné et fiscalité optimisée. En excluant les enveloppes basiques dont les rendements ne sont pas favorables ou dont les montants sont plafonnés (Livret A, LDD...), les enveloppes d’assurance-vie ou les contrats de capitalisation sont des outils de premier choix. Les plus-values créent à l’intérieur des contrats ne deviennent fiscalisées que lors d’un retrait partiel ou du rachat total.



Exemple : une assurance-vie dont le versement initial est de 500 000€, détenue par un adulte handicapé. À la fin de la première année, la valorisation est de 525 000€ et un retrait partiel de 20 000€ est étudié. La quote-part des plus-values à déclarer est dès lors de : 5% * 20 000 = 1000€.

Cette quote-part étant inférieure aux 27 000€ du premier plafond PCH, cette dernière sera intégralement maintenue dans ce cas. En ce qui concerne le versement de l’AAH, elle sera approximativement minorée des revenus du capital (dans notre exemple, 1 000€ à retirer de l’enveloppe annuelle de l’aide).


En complément, la fiscalité adoptée sur ce retrait fera l’objet du conseil d’un gérant privé, afin de choisir entre la PFU ou l’imposition sur le revenu en fonction de l’imposition actuelle de l’adulte handicapé.

Tant qu’aucun retrait n’est effectué, aucun revenu du capital n’est à déclarer dans le cadre d’une assurance-vie ou d’un contrat de capitalisation, figeant donc la fiscalité et les aides perçues. Avant-Garde Investment a développé un outil de simulation sur-mesure permettant de comparer les différents scénarios selon les besoins et contraintes d’un adulte handicapé. Ce dernier permet de sortir de la contrainte des aides qui créent une dépendance supplémentaire aux inflexions politiques et fiscales, tout en étant non indexées à l’inflation.

Une question ? Échangez avec un gérant privé au 01 71 24 82 51 ou par e-mail via investisseurs@avantgarde-investment.com.