• Jeremy Gamonet

HiPay : Profitabilité constante attendue

Les points clés sont les suivants :

  • Profitabilité constante attendue

  • OPA possible grâce à une consolidation sectorielle

  • Pas de recrutements importants à prévoir

  • Comptes encore non validés par les CAC



Qu’impose la Directive sur les Services de Paiement (DSP2) ?


" La Directive nous recommande l’utilisation d’une authentification forte, biométrique, et cela modifie pas mal de paramètres pour les émetteurs tandis que cela impose d’adapter la collecte des données. Or, historiquement, c’est le marchand qui décidait du niveau de d’authentification. La DSP2 a donc inversé les rôles car c’est désormais le porteur de compte qui décide. L’idée demeure d’avoir un système à moindres frictions et il nous faut rester vigilants pour que l’émetteur ne subisse pas de pertes de commandes. Pour le moment, la DSP2 n’a pas d’impact sur les prix et sur les marges mais attention que cela ne réduise pas les volumes. "


Pourquoi l’EBITDA est positif et la rentabilité présente (effet volume, effet mix) ?


" Nous continuons d’investir techniquement (notamment les recrutements pour faire évoluer la plateforme) et nous avons atteint un certain niveau de taille au niveau des équipes, les effectifs ne montent plus autant qu’avant. Désormais on a un effet de levier. "


Êtes-vous une cible dans la consolidation du secteur et avez-vous des ambitions de croissance externe ?


" Oui nous sommes une cible, mais ce n’est pas nouveau. Concernant le M&A, ce n’est pas à l’ordre du jour car nous privilégions plutôt un développement organique. "


Vous enregistrez un gain de plus de 300 clients en 2021 : quelle va être la part de ces nouveaux clients dans les perspectives de 2021 ?


" Les nouveaux clients apportent un tiers de la progression du chiffre d’affaires, contre les deux autres tiers pour nos clients historiques. Cette proportion devrait se maintenir. "


Comment est amortie la Recherche & Développement ?


" La R&D représente une partie importante des amortissements. Cela représente 3M EUR pour une masse salariale de 8M EUR. L’actif est amorti sur 3 ans. "


De nouveaux recrutements pour accompagner la croissance ?


" Il faut continuer à développer le produit mais l’équipe technique doit désormais croître deux fois moins que la croissance de la top line. "


Comment vont être déployés les efforts commerciaux ?


" La France, l’Italie et le Portugal demeurent les pays historiques. Les autres pays sont abordés par une équipe commerciale internationale basée à Paris. Notre stratégie est de tester les marchés puis d’étudier l’ouverture de nouveaux bureaux à postériori. Notre produit est européen et il n’y a ainsi pas besoin d’importants investissements pour l’adapter (ce qui reste le plus coûteux est l’adaptation du moyen de paiement entre deux pays par exemple). Nous restons donc opportunistes, c’est par exemple le cas avec un test à venir sur le marché espagnol. "


Pouvez-vous évoquer le développement commercial en Allemagne et nous préciser si les CAC ont déjà validé les comptes annuels ?


" Nous cherchons en effet un nouveau commercial pour l’Allemagne, mais opérant depuis la France dans un premier temps puisque nous ouvrirons un bureau berlinois si la marge le permet et si les clients sont au rendez-vous. Les commissaires aux comptes n’ont pas encore validé les comptes. "


Les coûts directs rapportés au chiffre d’affaires sont en hausse, allez-vous renégocier avec les partenaires financiers ?


" Les coûts directs présentent un taux stable vis-à-vis du chiffre d’affaires. Nos coûts ne s’améliorent pas mais n’augmentent pas non plus de manière inconsidérée. Les équipes techniques ont historiquement été mobilisées sur l’amélioration de produits. Dorénavant, nous discutons avec nos partenaires car notre pouvoir de négociation est plus fort et nous avons ouvert les discussions avec un partenaire historique pour diminuer les prix. "


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