• Benjamin Sacchet

Claranova - la recovery a-t-elle encore du potentiel ?

Mis à jour : mai 3

Ceci est une synthèse non exhaustive mettant en exergue les points saillants relevés lors de notre étude, l’objectif est une lecture vulgarisée et concise. Connaitre l'histoire de la société est incontournable afin de bien saisir les problématiques attenantes. Avant 2013, de nombreuses acquisitions mal intégrées et non-synergiques ont amené la société à être en difficulté : croissance en berne, déficits, dette.


L'équipe dirigeante fut renouvelée intégralement à partir de 2013, date de l'arrivée du nouveau Directeur Général. La société se nomme alors Avanquest et pâtit d'une des pires réputations de la cote française. La société lève 30M€ et repart sans dette à l’été 2015. Le déficit de réputation (aucun financement bancaire possible) et l’absence de rentabilité obligent à des montages financiers complexes afin de générer de la croissance. La résultante : une architecture complexe troublant aujourd'hui nombre d'investisseurs qui ne la comprennent pas.


Pour synthétiser les étapes qui ont amenées à la création du Claranova que nous connaissons actuellement :

1° - Vente de la plupart des filiales permettant un désendettement

2° - Conservation des activités estimées à potentiel

3° - Investissements grâce aux produits des cessions.


Quelles sont ces 3 "business units" rescapées ?

  • PlanetArt : impressions photo

  • Software : logiciels

  • MyDevices : IoT (fut lancée plus tardivement)


Chaque activité est différente, il faut alors réaliser une valorisation par la somme des parties : additionner les valorisations de chaque entité réalisées indépendamment. Selon votre perception, vous pouvez accorder une décote de holding de l’ordre de 20% à 30%.


PlanetArt : forte croissance à valoriser 1.5x le chiffre d’affaires. La fourchette haute serait à 2x. Approche conservatrice privilégiée pour la petite taille dans un marché de taille critique, la faiblesse de la rentabilité et le risque de voir la croissance s’infléchir. PlanetArt est détenue à 92% par Claranova. On retient donc une valorisation pour cette entité de 430M€. Une fois la base clients installée, la rentabilité progressera car la société n’aura plus de dépenses à réaliser dans la captation de ses clients (~3$/client).


Software : chiffre d’affaires en croissance (organique + externe possible) et marge en hausse. Notons le passage en mode SaaS qui va ajouter de la récurrence au modèle. La valorisation qui en a été faite lors de la proposition du rachat du capital est de 162M€. À ce jour, Claranova détient 40% du capital. Nous retenons donc une valorisation consolidée de 65M€. Cette dernière étant le prix prêt à payer par la société, nous pouvons estimer qu’il s’agit d’un prix conservateur.


MyDevices : même si nous concevons que le développement est prometteur, en l'état il convient de le valoriser 0€ en attendant de constater si l’activité croît. La croissance devrait souffrir à court terme compte-tenu de la typologie de la clientèle (restaurateurs, hôteliers). nonobstant, nous notons un début de réussite car, en trois ans, le CA est passé de 0 à 5M€. Même en valorisant agressivement, l’impact sur la valorisation de Claranova est peu significatif.


Somme des parties : 430 + 65 + 0 = 495M€ représentant une cible de valorisation défensive à ~12€ par titre à ce jour, soit un potentiel haussier d’environ 100%.


Le timing semble opportun avec les résultats qui approchent et qui pourraient (conditionnel) être plus favorables qu’à l’accoutumée dus à des investissements marketing abaissés durant le troisième trimestre.

30/09 - Résultats annuels

04/11 - CA T1

01/12 - Assemblée générale


Cela pourrait permettre à la société d’afficher en façade des niveaux de marge plus élevés, ce que le marché attend inexorablement depuis plusieurs années et pourrait récompenser.


Points positifs :

- Bon management qui, jusque-là, réalise plutôt ce qu’il promet.

- Croissance forte (moyenne de +46%/an sur les quatre dernières années).

- Option gratuite sur une startup prometteuse : MyDevices.


Points négatifs :

- Faibles barrières à l’entrée sur PlanetArt.

- Risques d’exécution sur les dernières acquisitions.

- Exposée à un risque de devises sur la consolidation des résultats à travers le monde.

- Niveaux de rentabilité faible en l’état.


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